Les termes « tableau à marqueurs » et « tableau blanc » sont largement interchangeables pour désigner la même catégorie de produits, mais la véritable différence qui importe réside dans le matériau de la surface, qui peut aller de la mélamine à la porcelaine en passant par le verre. Deux tableaux peuvent tous deux être appelés « tableaux blancs » et présenter des performances totalement différentes selon la surface avec laquelle ils sont fabriqués.
Pourquoi ces termes sont-ils utilisés de manière interchangeable ?
Le terme « whiteboard » s'est imposé dans le langage courant pour désigner toute surface d'écriture effaçable à sec, tandis que le terme « markerboard » est plus couramment utilisé dans les cahiers des charges commerciaux, éducatifs et architecturaux. Ces deux termes désignent le même produit de base. La différence terminologique tient davantage à des habitudes régionales et sectorielles qu'à une distinction significative entre les deux noms au niveau du produit.
C'est le matériau de surface qui compte vraiment
Trois types de surface expliquent la quasi-totalité des différences réelles de performances entre les tableaux vendus comme tableaux blancs ou tableaux à marqueurs.
- La mélamine, un revêtement en résine abordable mais qui s'use au bout de 2 à 7 ans en cas d'utilisation normale
- La porcelaine, une surface en vitrocéramique fusionnée à de l'acier, qui a une durée de vie de 20 à 50 ans et résiste aux traces de passage
- Le verre, un matériau trempé qui ne présente jamais de traces ni de taches, mais qui coûte plus cher et pèse plus lourd que les autres options
- L'acier peint, une option économique parfois utilisée dans les environnements peu fréquentés, dont la résistance se situe entre celle de la mélamine et celle de la porcelaine.
Comment la nature de la surface influe sur le « ghosting »
Le « ghosting », c'est-à-dire la légère trace qui subsiste après effacement, se produit lorsque l'encre du marqueur pénètre dans une surface poreuse. La mélamine est le matériau le plus poreux parmi les plus courants, ce qui explique pourquoi le « ghosting » y apparaît le plus rapidement. La porcelaine et le verre sont tous deux non poreux, ce qui leur permet de résister indéfiniment au « ghosting » dans le cadre d'une utilisation quotidienne normale dans une pièce très fréquentée.
Quelle Surface choisir en fonction du contexte ?
- La mélamine convient à un usage léger et occasionnel, comme un bureau à domicile ou une salle de réunion peu fréquentée.
- La porcelaine est adaptée à un usage quotidien intensif, comme dans les salles de classe, les salles de réunion et les espaces de travail partagés.
- Le verre convient aux environnements où l'esthétique compte autant que la performance, comme les bureaux modernes et les salles de réunion de direction.
- L'acier peint convient aux acheteurs soucieux de leur budget qui aménagent pour la première fois un espace peu fréquenté.
Ce qu'il faut vérifier avant d'acheter l'un ou l'autre de ces modèles
Qu'un tableau soit appelé « tableau à marqueurs » ou « tableau blanc », c'est le matériau de surface indiqué dans la fiche technique du produit qui détermine réellement les performances du tableau tout au long de sa durée de vie dans le cadre d'une utilisation quotidienne. La page consacrée aux options de surface d'ASI Visual Display Products présente en détail l'ensemble des matériaux disponibles, notamment la porcelaine et le verre.
Comment lire la fiche technique d'un matériau de surface
Les fiches produits des fabricants ne mentionnent pas toujours le matériau de surface dès le titre du produit ; c'est pourquoi les acheteurs doivent aller au-delà du nom commercial et consulter la fiche technique avant d'acheter. Un tableau présenté simplement comme un « tableau blanc » peut, en réalité, être doté de l'un des trois types de surface courants, indépendamment de sa marque.
La durée de la garantie est souvent le moyen le plus rapide de se faire une idée de la qualité d'une surface sans avoir à éplucher les caractéristiques techniques, car les fabricants offrent généralement des garanties bien plus longues pour les surfaces en porcelaine et en verre que pour celles en mélamine, parfois jusqu'à dix fois plus longues, voire davantage. La page consacrée aux tableaux blancs destinés aux écoles et aux salles de classe présente des modèles conçus pour une utilisation quotidienne intensive, où cet écart de garantie revêt une importance particulière.
Pourquoi le prix à lui seul n’est pas un indicateur fiable
Le prix d'un tableau varie en fonction de sa taille, du style de son cadre et des accessoires de fixation, mais aussi du matériau de la surface ; ainsi, un prix plus élevé ne garantit pas automatiquement une surface plus résistante. Vérifier directement le matériau de la surface reste le moyen le plus fiable de comparer les tableaux entre les différentes marques et fabricants. De plus, l'outil de sélection des tableaux blancs et des produits d'affichage permet d'affiner la recherche de la configuration idéale une fois que le matériau de la surface a été choisi.
Pourquoi cette distinction est-elle importante pour les achats en gros ?
Les établissements qui achètent des tableaux pour plusieurs salles à la fois, comme une école qui équipe une aile entière, ont tout intérêt à bien comprendre les différences entre les matériaux de surface. En effet, une commande en gros d’un type de surface inadapté multiplie le problème du coût de remplacement par des dizaines de salles, au lieu d’une seule. Les établissements de santé peuvent consulter les tableaux blancs destinés aux hôpitaux pour découvrir les options de surface adaptées aux environnements cliniques. Par ailleurs, la remise à neuf des tableaux offre une solution de renouvellement de la surface pour les établissements qui souhaitent remplacer un tableau en mélamine vieillissant sans procéder à une installation complète.